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Le magazine particuliers

Parking : comment réussir son investissement

Depuis les années 2000, les politiques de mobilité durable et le développement des stationnements publics ont entraîné une baisse de la rentabilité des investissements en place de parking. Face à une demande qui diminue, il est impératif de bien étudier le marché avant de s’engager dans ce type de placement.

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Bien choisir son emplacement

Il faut compter en moyenne entre 10 000 € et 30 000 € pour acquérir une place de parking avec une rentabilité pouvant atteindre les 10 % par an selon les estimations du marché. Il convient toutefois de prendre ces chiffres avec précaution tant le coût d’acquisition peut varier en fonction des régions, du type de place (parking souterrain, en plein air ou en box fermé) et de l’emplacement. De manière générale, une place au cœur de la ville offre une meilleure rentabilité pour un minimum de risque sur le long terme. La demande y est en effet plus forte, ce qui entraîne des loyers plus élevés. De plus, la construction de parkings publics en centre-ville est généralement plus difficile, contrairement aux faubourgs et zones en cours de réaménagement où un projet de cet ordre pourrait remettre en cause la rentabilité de votre investissement. Les autres critères à prendre en compte sont plus aléatoires, tels que la hauteur et la largeur de la place. Un box trop petit ne pourra pas accueillir tous les gabarits de voiture et réduira d’autant votre capacité de location. Autre exemple, une place proche des issues ou au premier sous-sol se loue plus facilement qu’une située à l’extrémité du parking.

Louer en toute sécurité

Comme pour toute location, les précautions d’usage s’imposent. Pour un parking, la signature d’un contrat de location n’est pas obligatoire mais reste fortement conseillée. Vous disposez ainsi d’un document écrit fixant le montant du loyer, du dépôt de garantie ou encore des conditions d’indexation du montant du loyer à l’évolution de la demande. Si la loi impose des règles pour les logements destinés à l’habitat en matière de durée du bail et du prix du loyer, vous êtes entièrement libre et vous pouvez donner congé à votre locataire à chaque échéance sans avoir à justifier d’un motif concernant les places de parking.

Choisir la bonne fiscalité

Avant d’investir dans un parking, il est aussi important d’intégrer dans son calcul la taxe d’habitation applicable aux dépendances d’une habitation, les places de stationnement entrant dans cette catégorie. Elle est payable chaque année et son montant varie en fonction de la surface et des communes. Dernier critère important : les revenus que vous allez percevoir, car le montant annuel détermine le type de fiscalité applicable. Au-delà de 15 000 € brut par an, vous êtes obligatoirement soumis au régime réel des revenus fonciers qui vous permet de déduire toutes les charges liées au logement du montant des loyers. En deçà, vous avez le choix entre les régimes réel et micro-foncier, cette alternative donnant droit à un abattement forfaitaire de 30 %.

© Marie Varandat – Uni-éditions – janvier 2012

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© Crédit Agricole 2011